Hjálparfoss occupe une position discrète dans la vallée de Þjórsárdalur, à l'endroit où la rivière Fossá se jette dans la Þjórsá. Deux bras d'eau tombent côte à côte et se rejoignent dans un large bassin circulaire encadré de colonnes de basalte noir. Ce n'est pas la cascade la plus haute de la région, ni la plus puissante, mais sa configuration jumelle et son cadre géologique en font un arrêt à part dans le sud de l'Islande.
Le nom islandais Hjálparfoss se traduit par « chutes du secours ». La cascade est aussi parfois surnommée « chutes des amoureux », les deux nappes d'eau parallèles évoquant pour certains un symbole d'union.
Pourquoi visiter Hjálparfoss ?
La singularité de Hjálparfoss est sa symétrie naturelle. Là où la plupart des cascades islandaises forment un jet unique, ici deux chutes s'élancent en miroir depuis des parois basaltiques avant de fusionner dans un bassin commun. Les colonnes hexagonales qui tapissent l'amphithéâtre ont été formées par le refroidissement lent des coulées de lave issues du volcan Hekla, dont l'influence géologique se lit dans toute la vallée de Þjórsárdalur.
L'accessibilité est l'autre argument. Contrairement à Háifoss et Granni, les deux grandes cascades voisines qui nécessitent un véhicule 4x4 et une piste non goudronnée, Hjálparfoss se rejoint entièrement sur route asphaltée avec n'importe quelle voiture de tourisme. Le site reste aussi bien moins fréquenté que les grandes étapes du Cercle d'Or, pourtant à moins d'une heure de route à l'ouest.
Que voir et faire à Hjálparfoss ?
Depuis le parking, un sentier court permet d'atteindre le belvédère en deux minutes à pied. On y domine les deux chutes et leur bassin. Un chemin aménagé longe ensuite la rive jusqu'au bord de l'eau, avec un accès facilité pour les personnes à mobilité réduite depuis le parking.
Le point de vue légèrement en surplomb, sur la droite en arrivant, donne la meilleure perspective sur la symétrie des deux nappes et sur les colonnes basaltiques qui forment l'amphithéâtre naturel. En début de matinée, la lumière rasante renforce le contraste entre la roche sombre et l'écume blanche. Comptez 30 à 45 minutes sur place pour explorer les différents angles sans vous presser.
La vallée de Gjáin, nichée quelques kilomètres plus loin dans la même vallée de Þjórsárdalur, constitue une étape naturelle pour la même journée. Ce canyon miniature aux bassins de lave et aux petites chutes mérite le détour si vous disposez d'un véhicule 4x4 pour y accéder en voiture, ou si vous êtes prêt à marcher environ 30 minutes depuis la zone de Stöng.
Comment s'y rendre ?
Depuis Reykjavík, suivez la Route 1 vers l'est, puis tournez sur la Route 30 vers le nord, et prenez enfin la Route 32 vers l'est. Hjálparfoss se trouve à environ 122 kilomètres de la capitale, soit un trajet d'environ 1h30 à 1h40. Après environ 25 kilomètres sur la Route 32, un panneau indique la cascade : une courte piste en gravier mène directement au parking. La route est entièrement praticable en voiture standard en dehors des périodes hivernales.
Le parking est gratuit et se situe à quelques mètres du sentier d'accès. Des toilettes sont disponibles dans un bâtiment en bois à environ 50 mètres du parking. Arriver tôt le matin ou en fin d'après-midi permet d'éviter les groupes les plus importants.
Temps de trajets approximatifs
Reykjavík : ~1h30 / ~120 km
Höfn : ~4h30 / ~380 km
Akureyri : ~3h30 / ~290 km
Egilsstaðir : ~5h00 / ~420 km
Quand visiter Hjálparfoss ?
La période la plus favorable s'étend de mai à septembre. La route 32 est dégagée, les conditions météorologiques prévisibles, et la longue lumière du soir en juin-juillet laisse le temps d'arriver sans se presser. En juin et en juillet, les lupins violet-bleu couvrent les collines de la vallée, formant un contraste frappant avec le basalte noir et le blanc de l'eau.
En hiver, la route 32 est entretenue mais la courte piste en gravier menant au parking peut être verglacée ou enneigée. Consultez l'état des routes sur road.is avant de partir, et préférez un véhicule à quatre roues motrices pour la période novembre-mars. La cascade dans un paysage enneigé offre une atmosphère différente, mais les jours très courts en décembre-janvier limitent la fenêtre de visite.